Littérature, français, grammaire

Jeudi 16 novembre 2006



La mort d'Orphée


    Orphée est massacré par les femmes Thraces qui sont furieuses de son indifférence. Ce sont les Bachantes ou Ménades; dans la mythologie gréco-latine, elles incarnent la folie, la démesure. On les trouve généralement dans les forêts, violentes et exitées.  Orphée subit le ressentiment de la gente féminine. Les Ménades portent des peaux des bêtes ce qui symbolisent leurs sauvageries (cf la mort d'Adonis - le sexfriend de vénus) et annonce la mort du narrateur.

    On note le champ lexical du bruit avec le combat entre deux sons : victoire des sons violents sur les chants d'Orphée. Cette défaite ce voit aussi dans le paysage qui est recouvert de sang. Agressée la nature n'entend plus la lyre d'Orphée.
C'est la victoire du cri sur le chant, de la sauvagerie sur la poésie, défaite de la culture au profit d'une nature sauvage et violente.
    Les Ménades veulent ramener la nature à un état sauvage, elles détournent les objets d'un rôle positif à un rôle négatif. C'est un immense retour en arrière vers le chaos.
   
    La mort d'Orphée permet de recréer le couple, Euridyce le reçoit, c'est la véritable fin du livre X. On note un cliché poétique "son âme s'envôle dans les airs", poétisation de la mort pour la rendre acceptable.

Conséquences : Nature consternée, tableau pathétique et lyrique, tous les éléments de la nature sont en deuil, les responsables vont être punis.



Châtiment des Ménades


métamorphoses végétales en pierres ou en arbres pour les figer sur le lieu de leur crime. Ceux qui remettent en cause le statut sacré de l'artiste seront punis. Ces femmes sacrilèges sont immobilisées. Même si elles étaient nombreuses  et fortes, leur victoire est illlusoire, elles deviennent faibles et perdent face à la poésie.


MIDAS


C'est en quelque sorte un intermède joyeux dans le livre: personnages naïf, léger, obsédé par l'or,châtié pour sa bêtise. Il est tout heureux et ne comprend pas que ce que le dieu sait déjà, c'est à dire le malheur.

Plaisir d'Ovide: décrire avec soin la métamorphose

Baccus accepte de pardonner>>retour à la bienveillance des dieux (donc retour à Myrrha).

 L'eau bénéfique lave Midas de son voeux, donc le fleuve se charge d'or

Ovide explique un fait concret par une légende [ici ce sont les sables orifères du fleuve Pactole.

lien avec les Oreilles de Midas: "dégoûté de la richesse" première ligne du mythe qui suit.

LES OREILLES DE MIDAS

Mise en place de la joute symbolique entre Pan [champêtre, sauvage, rusticité] et Apollon [classique, harmonie,beauté].

Apollon: richement vêtu, lyre ornée de pierres précieuses/// Pan: satyre, avec une banale flûte de bois

Le combat paraît inégal [rappel Pygmalion: Nature contre Art]

Juge: Tmolus, montagne personnifiée par Ovide comme un vieillard plein de sagesse.

Victoire de la culture sur le primaire

Midas est incapable de faire le bon choix (c'est à dire la grâce de la musique classique). il ne comprend pas ce qu'on lui repproche. Il est accusé de "faute de goût": il n'aime pas la conception du Beau d'Ovide. Donc il est sot.

Métamorphose ridicule: il a choisi avec "l'esprit de l'âne aux pas lents", donc oreilles d'âne.

Dans l'épisode précédent il aimait l'or, il est tombé dans l'extrême inverse. Il est lent, excessif [caricature des extrêmes]; c'est l'emblême de la sottise en général.




Laomédon et Hésione



    Le personnage dominant est le roi Laomédon qui est perfide. Il ne respect pas les paroles données entrainant ainsi deux grands châtiments qui s'attaquent à sa maison et son royaume.

On note un déplacement du lieu vers Troie, ce qui est une amorce du thème suivant (livre XII) de même pour le thème de la mer avec Neptune. C'est une transition assez rapide entre Orphée-Midas et la suite du récit plus historique.

L'idée est d'amener par la punition le thème de l'eau, de l'inondation qui vont être le thème majeur.







Pélée et Thétis



    On passe d'un registre épique à une littérature érotique. Ce passage nous explique comment s'emparer d'une nymphe protéiforme: on note ainsi le thème de la poursuite amoureuse, et celui de la métamorphose.

Ovide prend le temps de décrire le cadre précis, la grotte. C'est un paysage d'amour où l'amour sera poétique. On remarque également une mise en valeur de la nudité de la vierge avec beaucoup d'effets dilatoires (retardement). Thétis a beau tout tenter, elle obéira à la volonté des dieux.




Pélée chez Céyx


    Entrer en scène de Céyx, même technique du récit enchassé que pour Atalante et Hypomène.
Pélée est en exil, il trouve asile chez Céyx. Opposition entre Céyx qui pleurt la mort de son frère (Daedalion, lui-même contraire de Céyx) et Pélée qui a tué son propre frère. Ici, le thème est celui du dueil et de sa douleur. Pélée étonné de la tristesse de Céyx va entendre l'histoire de Chioné (nièce de Céyx) et de Daedalion, qui aura pour thème l'amour, la mort et la douleur, virant à la tragédie.




Daedalion et Chioné


    Structure close du récit. L'oiseau dont on parle était un homme.
Ici, c'est une double histoire car d'abord c'est celle de Chionée victime d'une rivalité entre Mercure et Apollon. Dans celle-ci, Chioné subit deux métamorphoses, la première par la baguette qui endort et la seconde par le double viole. L'idée est de faire comprendre pourquoi Chioné si jolie va devenir un modèle d'orgueil et attirer la colère de Diane. La tonalité pathétique est ici employée car on a une expression de la douleur.
  
Chioné morte, le chagrin de son père est monumental, c'est la deuxième histoire. Daedalion au moment de sauter dans le vide est métamorphosé en épervier. L'animal agresse sans arrêt les autres mais il est néanmoins pathétique car son acharnement est à la mesure de sa douleur. Il inspire à la fois la crainte et la pitié, "et affligé, il devient pour autrui un motif d'affliction". A la fin du passage le vocabulaire de la mer annonce le fait que Céyx deviendra un oiseau marin.




Le loup de Pélée


    Rebondissement du texte car métamorphose du discours. Texte épique dans lequel les femmes vont prendre une place importante. Nouvelle métamorphose en pierre.

Le bouvier vient annoncer à Pélée que ses bêtes sont attaquées par un monstre. Suit le récit du messager avec une péripétie - passage du bonheur au malheur. C'est la légende du monstre qui fait peur, le loup. L'épisode vire au tragique parce qu Pélée comprend que ce monstre et en relation avec son crime. On note la qualité d'une description où la campagne devient sanglante avec la domination du rouge, du sang et des cris. Ovide fait le choix littéraire de faire porter à Pélée une responsabilité dans le meutre de son demi-frère. C'est la mère de Phocus (Psamathée) qui en envoyant ce monstre cherche à se venger du responsable. Ovide a ensuite besoin de faire sortir Pélée assez vite pour enchainer plus vite sur l'histoire de Céyx.
Ovide nous montre que les hommes armés sont plutôt inéficace et que ce sont les femmes en particulier Thétis qui évacuent le malheur. Thétis est la soeur de Psamathée alors elle la convaint de faire cesser les souffrances de son mari. Il y a une opposition entre une mère vengeresse et une épouse compatissante. Elles sont toutes deux puissantes car elle opèrent des métamorphoses rapides et efficaces. Ce passage anticipe sur l'importance à venir d'une autre épouse (Alcyone). L'épisode du monstre a aussi pour fonction d'introduire les tourments de celle-ci.



Céyx et Alcyone


    Le narrateur s'adresse au personnage féminin d'Alcyone et à sa souffrance à venir. Il s'agit d'une femme amoureuse qui voudrait protéger son mari.

Encore une fois, le texte se métamorphose: il passe d'une tonalité lyrique et pathétique à un registre épique.

Alcyone veut empêcher son mari de partir d'où un passage argumentatif, c'est un passage aussi théâtral car il y a beaucoup de gestes. L'idée developpée est que le couple ne forme qu'un, qu'il ne devrait donc pas y avoir de séparation. C' est aussi un discours sur l'éphémère de l'amour et sa fragilité d'où la plainte, les pleurs...On a le tableau d'une héroïne de la passion mais en même temps un pesonnage tragique car dans l'échec; elle ne peut que le regarder partir.

On note une évocation plastique du départ (comme un tableau). Avec une dégradation, le personnage diminue et l'espace (le vide) le remplace.

On retrouve le topos littéraire de la description de la tempête avec un mélange de tonalité pathétique et épique. Ce passage est un morceau de bravoure pour prouver le talent du poète. La tempête apparait tout d'un coup, la mer est déchainée, les éléments horizontaux deviennent verticaux, comme si tous les éléments rivalisaient pour abattre le navire. C'est une scène sonore et colorée, avec des teintes de couleurs sombres (mer noire, obscurité...) qui donne un présage funeste (cf: Myrrha), à la fois précis et global. De même, on retrouve l'idée du destin et de l'inéluctable. On a ici une imitation de l'épopée.
    On note un effet de reserrement sur le navire, et de recentrage sur Céyx. Le texte bascule à nouveau de l'épique au pathétique car l'arrivée de la mort est marquée par la rhétorique du manque, c'est à dire que les morts n'ont pas de tombeaux, pas de secours, pas de réponses, c'est le manque de ne pas mourrir sur leur terre. Il n'y a aucun repère, d'autant plus qu'Alcyone est absente pour Céyx. Toutes ses pensées sont pour elle. Il y a un déplacement des marins qui regrettent une tombe à celui qui regrette sa femme.
    Elle aussi sans le savoir est ballotée par la tempête, ironie tragique sur sa fidélité. Encore une fois amour = souffrance.



Le Sommeil


    Junon va faire apparaître un songe à Alcyone pour qu'elle ne vienne plus souiller ses autels.

On note une nouvelle métamorphose du texte car on passe du bruit de la tempête au silence de la maison du dieu. On a un contraste, comme une pause. La description de la caverne est une sorte de digression. Le personnage du sommeil est montré très allanguis, cette peinture d'un dieu permet de montrer toutes les facettes des dieux.

Nous n'avons aucune trace du passage de Céyx bien qu'il soit mouillé. Il a toujours l'abscence car elle chercher à l'enlacer. On retrouve des attitudes, des gestes du chagrin, c'est l'héroïne frappée par le sort. Les dieux sont cruels car sourds à sa lamentation. Céyx et Alcyone incarnent la fatalité pourtant ils sont des personnages pieux, sans tâches, on ne comprend pas pourquoi ils ont été punis ainsi.

Suit l'errance suicidaire de Alcyone. Elle aperçoit un objet flottant qui pourrait être Céyx. Elle calque ce corps sur sa propre situation en pensant à l'épouse du cadavre qu'elle aperçoit. La scène se clot par une reconnaissance, le contact visuel reconstitue le couple. Les dieux vont intervenir.

Suit la double métamorphose. Alcyone est d'abord métamorphosée puis c'est elle qui métamorphose Céyx. Pourquoi les dieux ont été cruels quand les deux amants étaient vivants et bons une fois métamorphosés en oiseaux ?




Esaque

    Le lien, un peu artificiel, est fait par un vieillard qui regardent les oiseaux.

C'est l'occasion pour Ovide de clore le livre XI. Le personnage en rapport avec l'histoire est le fils du roi Priam qui est une introduction au livre XII.

C'est une sorte de synthèse conclusive des épisodes précédents (la mort d'Eurydice), en rappellant notament l'histoire de Hyacinthe, Cyparissus...C'est encore une fois l'idée d'un personnage de tragédie, par ses geste et son discours, il fait preuve d'une raffinement tragique. Suit une métamorphose en oiseau.

Par Amandine & Alix
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Mardi 21 novembre 2006

Les Grecs à Aulis



    Ce passage donne le motif de la guerre de Troie (l'enlèvement de la belle Hélène). On assiste à la métamorphose d'un reptile en pierre : la pétrification du serpent fixe la durée de la guerre dans la pierre. Elle durera 9 ans suivant le présage des 9 oiseaux.





Iphigénie



    La mer est agitée et refuse toujours de laisser passer les guerriers. On décide de donner en offrande le sang d'une vierge, la fille d' Agamemnon, Iphigénie. La déesse Diane touchée par ce sacrifice change la jeune fille en biche lors de la cérémonie.








La Renommée



    Description raffinée, précise et détaillée. Le plaisir d'écrire est de mettre en place ce mouvement, cette aventure. Ovide aime rajouter des petits détails, il a du goût pour le superflu comme si c'était devenu nécessaire pour que le texte existe. Il s'agit de l'allégorie de la Renommée (on pourrait dire rumeur ?) qui contient elle-même 6 autres allégories ( la Crédulité, l'Erreur, la Fausse joie, la Terreur, la Sédition [émeute populaire], et les Chuchotements).



Achille et Cygnus


    Ce passage donne une image écornée de héros Achille. Il s'agit du permier combat entre les Grecs et les Troyens, c'est celui de Achille et Cygnus qui se clot sur une métamorphose. Achille est fils de Pélée et il y avait eu une prédiction à sa naissance : le fils surpasserait le père. Malgrès les attributs propres au héros (épée, comparaison avec un taureau...), Ovide a voulu se détacher de l'épopée classique par la remise en cause du héros. En effet, on obeserve une dévalorisation, pas de gestes nobles, Achille est montré sous un jour cruel, assoifé de sang. La comparaison au taureau montre sa force mais aussi sa barbarie. On voit aussi que Achille lui-même n'arrive pas à causer la blessure fatale et qu'il s'interroge sur ses propres capacités, il en devient presque ridicule. On a ici une parodie burlesque de l'épopée. Du coup Ovide est plus élogieux envers Cygnus au point que la réputation d'Achille appparaît comme un mensonge, une fausse rumeur. Cygnus remet en cause la réputation d'Achille par la Renommée. Cygnus est métamorphosé afin de ne pas rester vaincu. Achille est décontenancé comme si on lui avait joué un mauvais tour. On retrouve la question étiologique par la métamorphose de Cygnus en cygne.



Cénée


    Récit enchassé, c'est une pause qui montre une scène typique de l'épopée, le festin qui permet de sortir du tumulte de la guerre et de discuter. De plus, elle permet à l'écrivain de décrire une fête avec réalisme. C'est également l'occasion de malmener Achille encore une fois. Nestor fait le lien entre Cygnus et Cénée avec qui il a combattu en racontant la métamorphose de Cénis en Cénus. Cénée est née femme. Neptune exhausse le souhait de celle qu'il vient de violée, la belle Cénis. On a une parenthèse érotique avec un dialogue entre les deux personnages. Neptune veut se faire pardonner. Il y a un effet de surprise dans la métamorphose car Cénis incarne elle-même la métamorphose, par la mutation de sa voix. On l'entend avant de la voir. A la transformation d'une femme en homme, s'ajoute l'invulnérabilité.



Combats des Lapithes et des Centaures


    Il s'agit ici d'une mise en abyme, d'un récit enchassé qui est un plaisir de l'écrivain, une digression. La cause du conflit est la possession d'une femme au cours des noces de Pirithoüs et Hippodamé. Ovide fait de ce combat, qui pourrait être de l'épopée, autre chose.
Le récit commence bien avec le bonheur d'une noce, puis des centaures ivres déclenchent un combat. Il y a une certaine instantanéité de l'ordre au désordre, avec du mouvement et un choas décris rapidement à vive allure. Cependant, le temps est pris pour la description de détails et de blessures. On note un aspect grostesque et des procédés de l'épopée ajouté à des amplifications et des hyperboles. Ovide est plus proche de Rabelais ( ah bon ?) que de la violence épique car il s'éloigne des critères classiques vers le gigantisme. On peut peut-être dire qu'il y a une certaine ironie. En tout cas c'est un travail d'écrivain et d'imagination. Ovide prend plaisir à détourner le genre noble de l'épopée en une parodie.
    La mort du centaure et la description de celui-ci est une pause en contraste avec le combat, c'est un hymne à la beauté parmis le massacre, on a la description d'un amour parfait. Comme dans le livre X, l'amour ne peut se faire faire à la séparation.



Cénée


    On est de retour à Cénée point de départ du récit de Nestor, il achève son récit. Neptune avait donné un don à Cénée, invulnérabilité par le fer. Ici Cénée meurt étouffé par le poids d'un arbre et est transformé en oiseau, en flamant rose symbole de sa grace féminine passée. C'est un intermède par rapport à la trame historique, aux exploits guerriers. On a un nouveau motif en rupture avec ce qui a précédé.



Périclymène


    Nestor raconte la mort que Hercule a infligé à son frère qui avait le don de se métamorphoser à volonté. C'est ici encore une digression, il n'y a aucune légende sur cette histoire. Le lien se fait par la race des assaillants. Le prétexte est la haine de Nestor envers Hercule. On a une analepse, comment le frère de Nestor a péri? Le récit de cette mort à un triple but :
- fonction séductrice, incitative pour continuer à intéresser le lecteur;
- rendre hommage à son frère;
- raconter la dernière métamorphose du livre XII.
    Ovide mèle plusieurs légendes, il n'y a pas de vérité.Il impose sa version d'une légende. Ce qui l'intéresse ici c'est que la victime prend une forme animale et que le texte devient très réalsite pour expliquer l'agression et surtout le processus mortel. On a une description presque médicale. Sa mort n'est pas tellement du à la blessure mais au poids du corps sur la blessure. Est-ce vraiment Hercule ? Il est dévalorisé, il joue plus sur sa chance que sur son art. Sorte d'irionie. L'écriture ovidienne récuse l'héroïsme. Eloge funèbre de Périclymène.



La mort d'Achille


    Ce chapitre clot le livre XII, il est dans la continuité logique, historique. Ce passage se caractérise par l'ambiguité, Achille est partout défini comme un héros mais ici il est dévalorisé, c'est un faux éloge.
Nestor commence par rappeller que Achille est un fléau, il a fait des dégâts, c'est un personnage sanguinaire, plus animal qu'humain. On a aussi une dévalorisation de la guerre et un repositionement, à travers une parodie ou pastiche, de l'éloge funèbre. Ovide ne peut pas changer les circonstances de sa mort mais il insiste sur sa lacheté et son manque de  virilité. On peut même parler d'ambiguité  sexuelle. Ovide est provoquant et irrévérant "un je ne sais quoi", il fait preuve d'irrespect mais en même temps c'est une façon de dire le peu d'importance que  ce héros a dans son esprit. Achille devient comme un anti-héros. En le dégradant, dévalorisant, l'écrit métamorphose le héros.

Par Amandine
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Jeudi 7 décembre 2006
Diversité et désordre

I) Un roman éclaté

1. Les éléments structurant l'ensemble


- le voyage de Jacques et son maître qui dure 8 jours (voir les étapes);
- les amours de Jacques;
- les interventions de Diderot qui ont pour but de suciter l'interêt du lecteur et maintenir son esprit critique.

2. Les digressions (propre du roman)

- le cycle de Jacques:
hist. sans ordre chronologique, sorte d'autobiographie / hist de son grand-père; de son frère; de son dépucelage; hist avec Suzon; son engagement dans l'armée; son capitaine et l'ami de celui-ci

- le cycle du marquis des Arcis:
la vengeange de Mme de la Pommeraye; hist du père Hudson

- le cycle du maître:
hist. avec Agathe et St Ouin; Desglands et son emplâtre

- le cycle de Gousse:
3 anecdotes racontées par l'auteur-narrateur

- les anecdotes racontées:
=> par Jacques (la fable de a gine et du coutelet)
=> par le maître (Socrate; le mari attaqué)
=> par le narrateur (Esope; allégorie du château; bourru bienfaisant; héritage du limonadier; le mauvais poète)

II) Un récit décousu

    Il se caractérise par des interruptions et des digressions (cf: Picaresque). De plus, des reproches ont été adressé à Diderot sur l'ordre dans son roman (caractère désordonné de la narration, enchevetrement d'intrigues et multiplicité des points de vues.

    Tous les principaux récit sont interrompus par un évènement, une rencontre, une impossibilité physique ou l'ignorance du narrateur. Comme une histoire qui bégaie (effet comique) on reprend les mêmes phrases après les coupures. On joue sur l'attente. Les changements de sujets brisent la narration et la liberté d'allure se rapproche du vrai.

N.B. différence entre l'interruption qui divise et la digression qui multiplis, amplifie.


Par Amandine
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Jeudi 7 décembre 2006

L'incipit

Le texte commence sur un effet de surprise (originalité).

Sucession de questions, à chaque question la réponse proposée n'est pas une réponse satisfaisant le lecteur.
Ces questions introduitent par "ils" sont des questions qui vont prendre une dimension philosophique et ce d'autant plus que "ils" deviennent "on". Les questions initiales ont l'air d'être celle d'un romancier mais ce sont aussi celle d'un philosophe qui s'interroge sur la question de la présence de l'homme au monde et sur le sens de l'existence.

Pas de repère de temps, de lieu, pas de noms de personnages.

Jamais le lecteur ne sera averti de tout, il sera balloté dans un récit qui semble incertain, décousu.

Cette impression va s'estomper au fur et à mesure, d'une part parce qu'on va découvrir des enchassements et un ordre précis de la narration et d'autre part parce que l'énigme va peut-être être plus sérieuse qu'il n'y paraît.

    C'est un texte de fiction dans lequel le perso le plus important est l'auteur. Il a 2 rôles: il va faire faire un voyage à ces personnages (narrateur) , mais en même temps en tant que philosophe ce voyage devient symbolique, intemporel et universel.
Par Amandine
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Dimanche 17 décembre 2006
[issu du dossier de l'édition LAROUSSE]

    Au premier abord, Jacques le Fataliste apparaît comme un ensemble touffu et labyrinthique : pas de division en chapitres (qui aurait pu correspondre aux 5 journées que dure le voyage). L'errance romanesque et aussi une errance textuelle, dont le mouvement est sans cesse interrompu, renoué: on dénombre 21 histoires, 180 cassures et une soixantaine de personnages !


    Une progression par digressions

    La structure cet insolite dialogue semble obéir à une logique du disparate, de la bigarrure [réunion d'éléments disparates] , de la rhapsodie. Le dialogue donne naissance à des récits de longueur variable, toujours oralisés, produits par divers énonciateurs et imbriqués les uns dans les autres. La narration procède d'un complexe enchâssement de l'énonciation; chaque récit est en permanence interrompu, souvent reporté plus loin, alors qu'un autre commence, pour s'interrompre à sont tour.

    Ces interruptions et ces digressions soont scandées par les interventions de l'auteur s'adressant au lecteur pour railler son innocente curiosité et la déjouer. L'auteur interpelle son lecteur, s'amuse de ses attentes et de ses frustrations, l'oblige à sortir de la fiction pour le mettre à distance, critique en les parodiant les procédés narratifs traditionnels, les lieux communs romanesques.
   
    En tant que principe même de la composition du texte, ces multiples interruptions et digressions finissent cependant par l'unifier, en faire un ensemble cohérent.

    La narration joue avec les attentes du lecteur, en permanence surpris et désappointé, l'incite à s'armer de patience pour connaître le dénouement des histoires, qui ne sont que provisoirement laissées en suspens.

    Cette discontinuité pleine de rebondissements et de foucades [élan, emportement capricieux et passager] reproduit aussi les hasards de la vie, ses coups du sort, inopinés et déterminés tout à la fois.

N.B.  la chronologie interne du roman semble par ailleurs peu cohérente.

Par Amandine
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