Philosophie

Vendredi 29 septembre 2006

 

Il y a 2 choses à ne PAS faire lors de l'explication de texte:

- s'éloigner du texte et développer des généralités sur le thème en oubliant le texte lui-même. Tout ce qui s'éloigne du document proposé doit l'éclairer et permettre de mieux le comprendre.

- à l'opposé, trop se rapprocher du texte en faisant des paraphrases nombreuses: ça sert à rien.

Il faut ANALYSER un texte en montrant la portée de certains propos et les problèmes que peut poser ledit texte. Il s'agit de dégager son intérêt philosophique.

En gros, vous pénétrez à l'intérieur de la pensée de l'auteur et vous en faites ressortir les points importants et les difficultés qu'elle contient.

L'INTRODUCTION:

Il n'y a pas de méthodes à proprement parler.

- on peut commencer par donner le thème du texte, de quoi il parle.

- ensuite, on aborde les thèses de l'auteur en développant davantage afin de comprendre la thèse en question..

- Puis on donne la structure du texte, son plan..

L'EXPLICATION:

Linéaire et progressive, on peut citer 2 ou 3 passages importants du texte et les expliquer ensuite. Les différentes parties de l'explication dépendent du nombre de "moments" du texte; c'est à dire qu'un texte en 4 parties implique un devoir en 4 parties. On sautera des lignes pour séparer les parties en question (pas de phrases de transition comme dans la dissert).

En gros, c'est le texte qui commande, pas le contraire.

LA CONCLUSION:

Elle est plus importante ici que dans la dissert, car on est plus critique envers le texte.

On peut y montrer la portée toujours actuelle du texte, discuter la thèse de l'auteur ou la comparer avec celle d'autres philosophes...

source: L'Année de la Tle L, éditions Bordas.

un site pas mal sur le sujet:

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/articles.php?lng=fr&pg=35

Par Alix
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Vendredi 3 novembre 2006

  • Désir, instinct, besoin et volonté:

le désir = impulsion, force, appétit, implique une sélection et des préférences.

l'instinct = part héréditaire, innée des tendances comportementales chez l'Homme et l'Animal. L'instinct est pragmatique, un savoir-faire.

Hegel (19ème siècle) "l'instinct est un ouvrier sans conscience"

le besoin = nécessité naturelle, vague.

la volonté = concretise le désir, lui donne les moyens / détermination...

 

I- Caractérisation de la notion :

Le désir signifie le sentiment d'un manque, d'une privation qui engendre une tendance visant à y mettre un terme ; Il se rapproche ainsi de notions telles que l'instinct, le besoin et la volonté.

COMMENT PENSER CETTE PRIVATION? EST-IL SIGNE D'UNE IMPERFECTION OU D'UN ATTACHEMENT A LA VIE?

 Le désir est une tendance naturelle mais réfléchie ; il peut se satisfaire symboliquement (avec un rêve, une image) car il implique une sensibilité aux images.

Ricoeur "le désir est militant"

FAUT-IL HIERARCHISER LES DESIRS?

Le désir a une valeur morale. Il existe des désirs nécessaires et d'autres non-naturels ; ils peuvent être facteurs d'illusions et ne pas apporter le bonheur (= rôle de l'imagination)

II - Le rapport à autrui [désir de reconnaissance]

Le but du désir est d'être reconnu par un autre désir = relation avec l'autre.

A travers le désir, le moi veut être reconnu, se reconnaître lui-même ; nul objet ne peut lui donner cette reconnaissance. "moi" est face au vide. Les objets sont désirés parce que valorisés socialement.  Moi désire un objet mais ce n'est pas réciproque. Quand le désir est naturel, il détruit l'objet : l'Homme se reconnaît dans les objets et la Nature en y laissant sa marque [exemple: manger un fruit]

Hyppolite, 20ème "Le terme du désir n'est pas, comme on pourrait le croire superficiellement, l'objet sensible -il n'est qu'un moyen-, mais l'unité du moi avec lui-même. La conscience de soi est désir. Mais ce qu'elle désire sans le savoir implicitement, c'est elle-même, c'est son propre désir et c'est bien pourquoi elle ne pourra s'atteindre elle-même qu'en trouvant un autre désir, une autre conscience de soi."

= désirer l'unité / besoin du regard, de la médiation de l'autre moi ; d'où la réciprocité

Par Alix
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Mardi 14 novembre 2006

 

Les mots en gras sont les repères au programme.

ABSOLU :  désigne un ordre de réalité parfait, autosuffisante, ne se fondant que sur soi ( # RELATIF )

ABSTRAIRE : action de l'esprit consistant à isoler un élément d'une représentation ou d'une notion ( # CONCRET )

ACTE ( en acte) : réalisation ou accomplissement d'une virtualité = être pleinement réalisé ( # PUISSANCE )

agonistique: lutte, rivalité [agonie= lutte ultime]

altérité: existence quelque chose d'autre, d'une réalité extérieure [alter: autre]

ANALOGIE : comparaison ou similitude entre éléments qui - semblables sous un certain angle - sont par ailleurs différents.

ANALYSE : méthode de connaissance conçue soit sur le modèle algébrique de la résolution, soit sur le modèle physique de la décomposition ( # SYNTHESE )

argument empirique: qui est tiré de l'expérience.

 

CAUSE : ce qui constitue l'antécédent constant d'un phénomène > cause matérielle = support de la transformation ; cause efficiente = agent de la transformation ; cause finale = but en vue duquel s'accomplit la transformation ; cause formelle = l'idée qui organise l'objet transformé selon une forme déterminée

clivé [un sujet clivé]: Un sujet littéralement divisé

COMPRENDRE : la compréhension est le mode de connaissance d'ordre intuitif et synthétique par opposition à l'expliquation, la compréhension s'efforce surtout de saisir le sens global des phénomènes.

CONCRET : renvoie généralement à la réalité des êtres ou des objets tels qu'ils sont donnés dans l'expérience, dans l'existence matérielle ( # ABSTRAIT )

CONTINGENCE : situation indéterminée.

CONTRAINTE : lien ou règle qui limite, entrave ou empêche l'action.

CROYANCE : adhésion incertaine, par opposition au savoir ou à la foi ( # SAVOIR)

démonstration: l'orateur apparaît comme un conférencier (un être habile à parler; les orateurs les plus brillants s'engageaient à répondre aux questions posées)

dialectique: méthode de recherche qui a pour base le dialogue.

DIFFERENCE : la différence "spécifique" est le caractère qui distingue une espèce des autres espèces du même genre. 

 

EGALITE : principe selon lequel les individus, au sein d'une communauté politique, doivent être traités de la même façon.

empirique: dont la source est l'expérience.

épistémologie: l'étude de la connaissance

eristique: art de combattre par les discours

ESPECE : classe d'être vivants, végétaux ou animaux, présentant un certain nombre de similitudes, visibles et non visibles, héréditaires, et qui ne peuvent se reproduirent qu'entre eux.

ESSENCE : par opposition à accident, ce qui constitue la nature permanente d'un être, indépendamment de ce qui lui arrive ( # ACCIDENT ) 

éthique: moral [vient de ethos, le comportement, la conduite]

EXPLIQUER : dégager la cause, déterminer la ou les raisons d'un phénomène.

 

FAIT (en fait) : on distingue la question de fait, qui établit l'existence de telle ou telle donnée constatable, de la question de droit qui en établit la légitimité.

FIN : par opposition au moyen, la fin est le but d'une action, son objectif ; mais contrairement au but, elle n'est pas forcement intentionnelle.

finitude: qui possède une fin

FONDEMENT : ensemble des éléments essentiels qui servent de base à une opinion, une doctrine, une théorie.

FORMEL : qui concerne la forme, par opposition à matériel ( # MATERIEL)

GENERAL : qui vaut pour tous les êtres ou objets appartenant à un même ensemble, ou genre. ( # PARTICULIER # SINGULIER )

GENRE : ensemble d'individus  de la même famille biologique, que l'on peut à son tour subdiviser en autant d'espèces qu'il y a de sous-groupes distincts au sein du genre ( ex: les genres minéral, végétal et animal)

 

herméneutique: théorie générale de l'interprétation, art du déchiffrement.

 

IDEALITE : caractère de ce qui n'existe qu'en idée et non dans la réalité observable.

IDENTITE : caractère de ce qui est tout à fait semblable à quelque chose ou de ce qui demeure le même à travers le temps.

IMMANENT : ce qui, dans un être ou une chose, relève d'un principe ou d'une causalité interne et non pas d'une instance extérieure. ( # TRANSCENDANT)

IMMEDIAT : caractère de ce qui est donné directement à l'expérience, ou encore : sans aucun intermédiaire. ( # MEDIATION )

INDIVIDU :  organisme vivant jouissant d'autonomie par rapport à son milieu ( # ESPECE, GENRE )

inhérent(e): qui est joint inséparablement, un lien natal, originel.

INTUITION : modalité de la connaissance qui met, sans médiation, l'esprit en présence de son objet.

 

LEGALITE : simple conformité aux lois, sans préjuger de leur bien-fondé ou de leur caractère juste ou injuste ( # LEGITIMITE )

LEGITIMITE : renvoie à l'idée d'équité, de bien-fondé, de bon droit, de justice, etc. et fait appel à des valeurs jugées supérieures à celles des lois établies par le droit positif. ( # LEGALITE)

MEDIATION : institue un rapport entre plusieurs termes apparament distincts. Elle qualifie l'ensemble des procédés démonstratifs ou logiques qui permettent à une réalité d'être comprise. ( # IMMEDIAT )

NECESSAIRE : ce qui ne peut pas ne pas avoir lieu ; ce qui ne peut pas être autrement.

 

OBJECTIF : se dit d'une decription, d'un discours qui sont impartiaux, c'est-à-dire indépendants des intérêts, convictions ou préjugés de ceux qui les énoncent, se dit également d'une personne capable, dans ses jugements, de faire abstraction de son point de vue particulier. ( # SUBJECTIF) 

OBLIGATION : autorité impérative exercée par la conscience ou la raison lorsqu'elles définissent des valeurs morales et enjoignent de les respecter. ( # CONTRAINTE)

onthologique: qui concerne l'Etre [le nôtre ou pas]

ORIGINE : 1. première manifestation ou apparition de quelque chose dans le temps. 2. ce qui explique l'avènement, soit le développement d'un phénomène ou d'un ensemble de phénomènes. 

 

PARTICULIER : qui ne concerne qu'un individu ou une partie des individus d'une espèce. ( # GENERAL # UNIVERSEL )

POSSIBLE :  qui n'est pas, mais pourrait être.

pragmatique: un savoir-faire

PRATIQUE (en pratique) : domaine de l'action concrète des hommes ( # THEORIE)

PRINCIPE : cause première ( # CONSEQUENCE )

PUISSANCE (en puissance) : tendance indéterminée, simple virtualité ambiguë associée à la passivité indécise de la matière ( # ACTE )

 

REALITE : ensemble des choses qui sont, c'est à dire qui ont une existence objective et constatable.

RELATIF : qui n'existe ou n'a de sens qu'en relation avec autre chose ( # ABSOLU )

SAVOIR : ensemble de connaissances précises et solides dans un domaine donné ( # CROYANCE )

subjectivité : conscience du "moi", c'est à dire de soi / SUBJECTIF : ce qui est relatif à un sujet, lui appartient ; ce qui est personnel, d'ordre affectif ; arbitraire, partial et relatif.

SYNTHESE : acte intellectuel qui, au contraire de l'analyse, procède du simple au complexe ( # ANALYSE)

THEORIE (en théorie) : connaissance spéculative, domaine de l'activité intellecutelle ( # PRATIQUE )

TRANSCENDANCE : caractère de ce qui est d'une nature supérieure, radicalement différente et séparée du monde sensible. ( # IMMANENCE)

 

UNIVERSEL :  se dit d'une proposition qui vaut pour une totalité d'êtres ou d'idées. ( # PARTICULIER # SINGULIER )

Par Alix & Amandine
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Dimanche 19 novembre 2006

 

I- L'importance de la rhétorique dans le monde Grec:

La rhétorique est un trait culturel fondamental, car preuve d'une réflexion sur le pouvoir du langage. Elle peut servir comme moyen de persuasion par exemple.

Le monde grec est sensible à la puissance de la parole.

"Au vrai on préfère le vraisemblable"

PERSUADER ET CONVAINCRE: Ces 2 notions concernent les sentiments et les opinions. Néanmoins, la persuasion est + psychologique et s'intéresse - à la conviction. Persuader c'est la vraisemblance, Convaincre c'est la vérité. L'orateur se fonde sur la logique et les apparences pour persuader.

II- Présentation du dialogue:

Le Gorgias (390-385 avJC) a été écrit par Platon (427- 348 avJC).

Platon est un auteur athénien, dont les écrits débutent par des dialogues de jeunesse. Il commence à écrire après la Guerre du Péloponèse (431-404 avJC).

LES PERSONNAGES ET DIALOGUES PRESENTS DANS LE LIVRE:

Gorgias/Socrate  Polos/Socrate Calliclès/Socrate  Socrate.

Au fil de la lecture, le ton monte, ainsi que l'exaltation de Socrate (= gradation). Le plan est simple, précis.

L'étude de la rhétorique dans le livre est liée à deux grandes questions:

QUEL GENRE DE VIE FAUT-IL MENER?   QU'EST-CE QU'UNE BONNE POLITIQUE?

dimension polémique: il faut lutter contre la rhétorique auxiliaire de l'injustice

dimension démonstrative: Socrate argumente pour prouver la supériorité d'une vie selon la mesure [distinction entre l'agréable et le bien]

dimension tragique: Evocation de la mort et du procès de Socrate.

Par Alix
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Jeudi 21 décembre 2006
Fiche sur le Langage

Intro:
On peut traduire langage par discours rationnel même si des réserves restent possibles. Dans un premier cas, on insiste sur le caractère démonstratif ou réflexif d'un propos qui se développe en exposant sa méthode, son but, et ses règles de fonctionnement. Dans un second cas, on note la différence entre dire et faire. Toutefois, les Grecs ont souligné que la parole est aussi, à sa façon, un moyen d'action. La rhétorique le montre bien.

LANGAGE HUMAIN ET COMMUNICATION ANIMALE

On ne peut pas dire que les animaux ne communiquent pas entre eux. Cette communication s'effectue par le moyen de la voix différente du langage car la voix est un son naturel, non articulé qui exprime une sensation et peut avoir valeur d'avertissement pour les congénères. L'homme possède les deux: voix et langage : Le langage "existe en vue de manifester l'avantageux et le nuisible, et par la suite le juste et l'injuste".

Le cri est un sensation, c'est un signal. Le langage représente ce qui a été vécu, il crée des signes qui reproduisent l'évènement. => fonction sensori-motrice.

La dimension de la représentation

L'animal exprime une envie, une émotion, sans pouvoir la dénommer. il adhère à ce qu'il ressent alors que l'homme est capable d'objectiver sa vie intérieure et la réalité extérieure. Par le langage, l'homme se représente ce qu'il vit, il dépassse le niveau de la sensation ou du sentiment animal. L'homme peut dire ce qu'il ressent et l'évaluer, le juger avantageux ou nuisible. La dimension représentative du langage apparaît comme un pouvoir de reproduire la réalité. Le langage est donc absolument lié à la possiblité de la mémoire et de la conscience du temps. Nous nous souvennons d'un fait parce que nous pouvons en parler, le dater.
=> Le langage organise le réel vécu en le reproduisant.

N.B: Nommer a une valeur ontologique

Le mot est une représentation de la chose, nous pouvons parler d'elle en son abscence car nous lui avons donné un sens.
Nommer c'est humaniser, classer, ordonner le réel extérieur.

Il est par conséquent illusoire de séparer langage et pensée. Nous avons tendance à croire que la pensée existe d'abord, puis s'extériorise dans le langage. Cependant, cette vue s'avère être superficielle, puisque les idées nous viennent grâce au mots.

L'ORIGINE DU LANGAGE

Deux thèses s'affrontent. La première estime que les besoins ont crée le langage. L'homme est fait pour vivre en société, et celle-ci implique l'échange des biens et celle des idées ou des informations. Le langage est ainsi défini comme une faculté sociale de communication à des fins d'entraide, de coopération. On oppose à cela l'idée du langage des passions, du langage lié au désir (amour, haine, pitié, colère). La parole authentique survient alors quand le sujet est traversé par une affectation puissante qui le met hors de lui, mais de telle sorte qu'en s'exposant il se révèle, à autrui comme à lui-même.

LANGAGE ET LANGUE

Nous pouvons dire que le langage est la faculté générale de signifier, la parole l'acte d'un sujet et la langue un système de signes. Sans la langue, la pensée serait nébuleuse, et sans la pensée nous n'émettrions que des cris.

La thèse d'une ressemblance entre mots et choses est toujours tentante car il semble qu'elle donnerait au langage plus de réalité. Il faudrait pour cela montrer que le son des mots exprime leurs sens. Mais les sonorités symbolisées par des lettres sont insuffisantes pour nous donner le sens des mots.

LANGUE ET CULTURE

Nous avons dû apprendre à parler. Cependant la parole est la vie de la langue, elle exprime les pasions et les besoins des hommes. [ évolution de la langue]

CONCLUSION: ART ET LANGAGE
On peut dire que les arts sont des formes de langage même s'ils n'usent pas toujours des mots.

Par Amandine
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