Réflexions sur l'éducation: p92-98

Publié le par Alix

I- Extrait 1:les 3 aspects de l'éducation (p92-98)

->les soins

->la discipline

->la formation et l'instruction.

Quel rapport unit ces trois dimensions? Complémentarité? équilibre?

a) Les soins:

->Le comportement animal est instinctif: dirigé sans en avoir conscience, il reçoit des directives de la Nature et n'est donc pas autonome. Il ne peut pas se nuire à lui-même.

->la nécessité des soins est une première marque de liberté de l'Homme, qui nécessite un apprentissage; L'Homme n'est pas commandé par instinct, et à donc accès à la déraison dans l'usage de ses facultés. Il faut mettre l'enfant en garde contre lui-même par les soins.

p94: le cri, note 1: Première expression humaine; l'enfant est frustré par sa faiblesse (au sens spirituel de la chose)+veut signaler sa présence, contrairement à l'animal.

Quelles sont les conséquences de trop ou trop peu de soins?

trop peu: dangers

trop: dépendance, incapacité à devenir autonome, entrave la liberté

b) la discipline et l'instruction;

->partie intégrante du processus "d'humanisation" de l'Homme: elle n'a de sens que pour lui.

->discipliner un enfant n'est pas le dresser comme on dresserait un animal: l'éducation ne deviendrait qu'un simple mécanisme+ l'enfant perd la liberté qu'on devait lui éduquer.

"Comment puis-je cultiver la liberté sous la contrainte?" Grâce à la discipline, qui veut unifier ces deux notions.

La contrainte est la liberté de l'élève.

Kant la définit:

-une opposition aux penchants de l'enfant

-partie négative de l'éducation (cf p95)

-répressive: elle a l'air sévère, désagréable

-correctrice.

(cf Gorgias, distinction entre l'agréable et le bien)

Elle n'est pas une matière scolaire à part entière (p96), mais reste fondamentale: c'est la base de tout apprentissage.

On l'inculque aux enfants par l'habitude. Un défaut de discipline est un mal plus grand qu'un défaut de culture; Elle doit être inculquée dès l'enfance;

->il faut discipliner ou contraindre la sauvagerie de l'être humain, à défaut de la supprimer tout à fait;

[sauvage: pas civilisé, qui ne connaît pas un état de droit ou de justice. Une sorte de nomade]

p95: "L'état sauvage est l'indépendance envers les lois".

Kant critique Rousseau, qui fait l'éloge des nomades: il compare ces derniers à des coursiers indomptés, avec un goût prononcé pour la liberté (donc pour la révolte, l'insurrection...)

Dans toute liberté existe un élément de révolte.

Quand la discipline est injuste, la liberté la refuse=mise en garde contre les mauvaises habitudes.

p96-97: les dégâts causés par une discipline absente ou insuffisantes

l'excessive tendresse maternelle est critiquée, puisqu'elle correspond à un excès de soin. L'enfant gâté est fragile, et son expérience du monde est entravée. Il dépend de sa mère, et veut retrouver le cocon familial dans la société.

[Importance de l'école, première découverte de la société (cf p109)]

Le monde social opposé une résistance bienfaitrice, formatrice, au désir de l'enfant. (cf note 1 p109).

Kant s'oppose aux "grands", les nobles, en ce qui concerne cette mauvaise éducation: leur pouvoir pourrait être atteint par les mauvaises habitudes, et donc toucher beaucoup de gens (rappel au tyran).

Il faut donc mesurer  cette résistance sociale, trouver le juste milieu (p97: "Prescriptiosn de la raison".), une éducation raisonnable.

=danger de l'excès.

Remise en question de la responsabilité de l'éducateur (p164)

Le caprice de l'enfant représente sa sauvagerie, une manifestation de la liberté grossière, spontanée, immédiate->empêcher la volonté de l'enfant d'être arbitraire.

La volonté peut juger par elle-même, mais aussi mal juger: c'est le cas du caprice: on écoute son propre intérêt en ignorant autrui. Il est despotique.

LA DISCIPLINE LIBERE LA VOLONTE DE CE QU'ELLE A D'ARBITRAIRE EN LA SOUMETTANT A DES VALEURS MORALES ET CULTURELLES.

 

Publié dans Philosophie

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