Les planches courbes - Bonnefoy

Publié le par Amandine

Les planches courbes

Txt important car titre du reccueil

- texte en prose - à la fois récit et poème > réminiscence, souvenirs

- deux références : Charon et St Christophe

- à partir du moment où on retrouve des figures anciennes, on parle de réécriture. Ici réécriture de la traversée de l'Achéron (Virgile, Homère...) lorsque les âmes des morts se rpésentent devant le passeur de l'Hadès + légende chrétienne.

I - Le mythe de Charon

- "la petite pièce" fait référence à l'obole

- les textes anciens décrivent les rives boueuses avec des roseaux, identique au texte ici.

- Ils décrivent Charon brutal, il fait ramer les morts. Ici, le passeur est aimable, bienveillant. Il rassure l'enfant et lui tiens la jambe, très protecteur comme s'il le sauvait de la noyade. Le personnage de Charon a été métamorphosé en bon géant, capable de donner > morale du don.

=> réécriture mais évolution du mythe.

II - Le mythe de St Christophe

- Au départ c'est un géant - bon, gentil, généreux. C'est un porteur. Un soir, il fait traverser le fleuve a un enfant. Des évènements surnaturels vont se rpoduirent lors de cette traversée. Le fleuve s'emballe comme dans le récit. Le poids de l'enfant devent de plus en plus lourd. Dans la légende chrétienne, l'enfant est jésus - aussi lourd que sa bonté... Le passeur sera baptisé par le Christ > Christophe = porteur du Christ. 

=> épreuve

- Pas de perceptive chrétienne dans le récit de Bonnefoy. Il choisit de laisser les 2 persos dans le remou du fleuve " dans cet espace sans fin de courants qui s'entrechoquent, d'abîmes qui s'entrouvrent, d'étoiles." > incertitude, vie humaine précaire.

=> construction d'un lien possible entre le géant et l'enfant > lien d'ordre filial.

- Ce qui compte c'est qu'ils sont là ensemble, dans le mouvement de ma vie mais qui n'est pas transcendant (ni enfer, ni paradis). Ce qui compte c'est le réel, l'instant poétique (créateur) car qqchose qui comble l'abscence.

=> fin de conte un peu incertaine. On ne sait pas q'ils atteignent l'autre rive et on en sait pas s'ils vont se noyer > refus d'une solution, de la transcendance. (L'enfant reste un enfant et le géant ne devient pas un saint.)

III - L'expression "planches courbes"

- est aussi utilisée dans la maison natale > le fond d'une barque.

- idée de simplifier au max l'expression, en faire qqchose de simple. La courbe pas son dessin touche dans l'arrondie, touche le réel, adhère au monde mais en mm temps mouvement vers autre chose > idée du voyage vers un ailleurs ; idée du risque, du danger, d'une épreuve ici pour le géant.

IV - Un texte autobiographique ?

- pas de pronom "je" - texte qui fonctionne comme un conte 

- lien entre le passeur et l'enfant - réactions qui montrent la recherche du père. Le géant apparaît puissance comme un père, il dialogue, porte l'enfant mais ne peut pas répondre à la dernière demande. Le géant est dépasé par la demande de l'enfant, il doit lutter contre le courant, il lui faut du silence > les mots deviennent impossibles.

=> cela répond à l'image du père abscent, là sans être là...

- la barque + l'eau liées à l'enfance donc à l'image du père:

> soit le passeur = rôle du père, celui qui fait passer de l'enfance à l'âge adulte -> mort de l'enfance.

> soit quête du père en tant que autobiographe.

> soit juste un conte.

V - Un récit ou un poème ?

Peut-être le but de Bonnefoy est de ne pas enfermé ce texte dans un genre précis.

=> typique du conte: rencontre entre 2 persos - le géant et l'enfant (voix claire, cristalline, brisée de larmes)  + effet de réel par le dialogue, la communication. Au début c'est le géant qui pose des questions puis inversment ( référence au Petit Prince) + shéma narratif avec progression.

=> mèle des éléments très réels, un registre vraisemblable et une fin qui surpend.

=> c'est la fin qui rend le texte poétique. On ne sait pas pouruoi le poids devient tel. Le texte devient légendaire (légende de St Julien par Flaubert).

=> conte merveilleux pourtant texte poétique : poème en prose, pas de décalage avec lereste du receuil > lien fondateur, ossature du livre. (voir ch lex: nuit, barque, planches courbes, enfant...)

 

Commenter cet article

valerie 08/04/2007 22:10

salut,  je m'appelle valerie je viens d'alsace  et je voulais juste te remercier pour ton article sur la sculpture comémorative car je suis en terminal ac option art pla. et ca m'a bien aidé.
voila merci