Jacques le Fataliste - La mise en question du roman + morale

Publié le par Amandine

[issu du dossier de l'édition LAROUSSE]

   
La
mise en question du roman

- la fiction convenue du manuscrit trouvé => la voie du réalisme

- le conte farfelu => le merveilleux érotique ou philosophique

- le roman ironique => Le roman apparaît donc alors comme une genre à explorer, à réinventer: Parodie, fondé sur l'ironie et l'humour, sur la mise à distance ludique et critique...


Mise en question de la morale


I / Brouillage des catégories morales

=> un "méchant" fascinant

Un pouvoir de fascination lié à leur grande intelligence manipulatrice et à la liberté avec laquelle ils vivent leurs désirs.

* Le père Hudson / Le chevalier de St Ouin

=> une méchante vertueuse

* Mme de la Pomerraye

=> la prostitutée au coeur pur

chemin inverse de Mme de la Pommeraye

* Melle d'Aisnon


II / Libéralisation de la morale sexuelle


=> l'inconstance naturelle

=> l'érotisme

=> l'épicurisme rabelaisien:

Ce n'est pas seulement l'érotisme qui est glorifié par Jacques, mais tous les plaisirs de la vie, notamment ceux que prodiguent la nourriture et le vin. Il est en effet le digne continuateur par la paillardise de certains passages, mais surtout par l'exploitation de la dimension de la dimension ludique du langage, par la liberté qu'il se donne de parler vrai sans soucis d'obscénité.


N.B: définition de l'épicurisme

Au sens philosophique: doctrine matérialiste établie par Epicure prônant que le bonheur se trouve dans l'usage raisonné des plaisirs naturels et nécessaires (par ex. boire et manger), et dans l'abscence de troubles qui caractérise une âme traquille.

Au sens courant: attitude qui consiste à jouir de tous les plaisirs que la vie peut offrir.

 


    A la question de la morale, Diderot ne donne pas de réponse simple. Il croit en la détermination de l'homme, tout en étant conscient de son irréductible complexité. Mais il veut libéraliser la morale sexuelle, dont les entraves lui paraissent sans fondement, et même contraires à la raison. Pour ce qui est toutefois de l'obligation de faire le bien, de se comporter toujours humainement avec autrui, il reste évidemment très moral, voir moralisateur. Il part du postulat que l'homme agit naturellement pour assurer son propre bonheur; la loi qui prescrit à l'homme une chose contraire à son bonheur est une fausse loi, qui n'a pas de fondement.

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Barbara 14/06/2007 21:02

Hmmm...la définition donnée ici de l'Epicurisme correspondrait plus à de l'hédonisme. La philosophie d'Epicure est plus subtile que sa. Certe il estime que le bonheur se trouve par une absence de troubles. Mais il prone aussi et avant tout une philosophie qui se veut vertueuse. Il faut satisfaire nos besoins naturelles pour ne pas ressentir de souffrances physiques , et  il faut philosopher pour  acceder  a l'ataraxie (absence de troubles au niveau psychologique)...enfin moi je dis sa...je philosophe et je philosophe et je travaille pas ma littérature!! Merci pour ce site dans tous les cas ;) Et désolé pour ce commentaire très peu utile ^_^ Bonne continuation