Connaissance - Métaphysique - Science

Publié le par Amandine

CONNAISSANCE


Du latin cognito « action d'apprendre »

Activité par laquelle l'homme prend acte des données de l'expérience et cherche à les comprendre ou à les expliquer.


=> activité théorique et désintéressée, càd pur désir de savoir, sans soucis d'utilité pratique.

=> permet pourtant action efficace


L'origine et le fondement de la connaissance

  1. L'innéisme > connaissance immédiate

  2. L'empirisme > provient de l'expérience, càd des données de la sensation

Kant critique l'empirisme : toute connaissance débute ac l'expérience, mais l'expérience n'est que la « matière » de notre connaissance. Il nous faut l'organiser grâce aux structures a priori de la raison humaine. Connaissance = construction élaborée par l'intelligence à partir des matériaux sensibles.


Les limites de la connaissance

Pour Platon, connaître consistait à dépasser les apparences pour saisir les essences.

Pour Kant, au contraire, nous ne connaissons pas les choses en elles-mêmes (les noumènes), mais seulement les phénomènes. La « chose en soi » est inconnaissable.

  • connaissance des objets métaphysiques impossible car hors de tte expérience

  • sciences renoncent à la connaissance absolue pour se limiter aux relations entre les phénomènes (positivisme)



METAPHYSIQUE


Du grec méta « au-delà » et phusikè « nature », « physique »

Connaissance par la raison des réalités immatérielles, « au-delà » des réalités physiques matérielles (Dieu, l'âme...)


Science suprême ou suprême illusion?

  • Hume : Cette prétendue science serait une illusion, qui consiste à vouloir connaître ce qui est en réalité inaccessible à la connaissance humaine.

  • Le positivisme : l' « esprit positif », ou scientifique, doit remplacer « l'esprit métaphysique » en niant la possibilité d'une connaissance absolue et en substituant, à la recherche de la cause première ou finale des phénomènes, celle de leurs relations observables.

  • Kant : La métaphysique prend pour objet trois grandes Idées de la raison : l'âme, le monde et Dieu. Or la chose en soi est inconnaissable ; nous ne pouvons connaître que les phénomènes. L'illusion métaphysique (« illusion transcendantale ») est néanmoins nécessaire ; c'est une tendance naturelle de la connaissance. La métaphysique n'est pas, comme le croient Hume ou les positivistes, une aberration. Elle traduit au contraire la recherche de la satisfaction des intérêts théoriques les hauts de la raison.



SCIENCE


Du latin scire « savoir »

Sens général : synonyme de savoir en général, et même d'habileté technique.

Chez les Modernes : connaissance scientifique positive (la « science expérimentale »), qui repose sur la vérification permettant une objectivité des résultat.


Le problème de la démarcation

A quoi reconnait-on qu'une connaissance est scientifique? A la possibilité de la contrôler par des faits (cf : Expérimentation).


L'unité des sciences

Doit-on parler de la science ou des sciences? Il existe plusieurs spécialités scientifiques, mais la science possède une unité de méthode.


La classification des sciences

Selon leur objet, trois types de sciences :

  • Les sciences expérimentales ou empiriques : Elle se rapportent à des objets données dans l'expérience et se valident par des contrôles expérimentaux.

  • Les sciences « formelles » : mathématiques et logique, fondées sur la déduction à partir d'axiomes. Il n'y a aucun besoin de vérification expérimentale > Science?

  • Les sciences humaines : controversées.

    - méthodes et langage de la science expérimentale ou

    - « science de la nature » # « science de l'esprit », car non fondée sur la vérification expérimentale mais sur l'interprétation des intentions humaines (cf : Herméneutique).


Publié dans Philosophie

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