Platon - La République : La meilleure des vies & la tripartition de l'âme

Publié le par Amandine

Il y a 3 sortes d'homme en fonction de la partie qui domine :

  • le philosophe (la partie de la sagesse)

  • l'ambitieux (la partie de l'honneur)

  • l'intéressé (l'apétit du plaisir)

Ils se méprisent mutuellement.

Mais pour les grec il n'est pas vertueux d'amasser de l'argent.

La connaissance, la gloire ou l'argent sont les 3 grandes valeurs possibles. Un seul peut être le but, les autres seront alors des moyens d'atteindre ce but.

Il est clair que pour Platon le plaisir a un statut subordonné ; pour le philosophe, les plaisirs tel la manger et boire sont une contrainte.

Il y a un choix à faire, mais pour Platon le vrai plaisir est la connaissance contrairement à la gloire et la richesse. Pour Platon, la vie philosophique est la meilleure du point de vue de la noblesse (l'excellence) et du plaisir qu'elle apporte.

On oppose le relativisme des sophistes à Platon.

 

Quelle est la meilleures des vies? La plus agréable?

 

Comment savoir qui est apte à juger? Par expérience mais l'expérience ne répond pas à toutes les questions.

Pour comparer les plaisirs, il faut les avoir ressentis.

Le plus apte à juger est le philosohe. Platon le justifie par sa supériorité intellectuel sur les deux autres. Le philosophe est en mesure de juger ce qui est la meilleure vie car il a eu une expérience que n'a pas l'ambitieux et l'intéressé.

  • D'abord, le philosphe a gouté à tous les plaisirs durant l'enfance, dans le processus d'éducation. La gloire et le plaisir de la bonne chère (etc), il l'a déjà connu, car c'est à la porté de tous. On peut être sucessivement les 3, ces expériences implique la mémoire. Le philosophe connait les 3 vies possibles donc il peut les comparer et les juger. Il juge la vie philosophique la meilleure.

  • Ensuite, le philosophe est celui qui résonne le mieux, le seul qui joint l'intelligence et l'expérience. Il faut avoir la matière et la structure (le moyen d'analyse) de la connaissance. Il a autorité intellectuelle.


Comment les ambitieux et les intéressés peuvent avoir la conviction de vivre le réél plaisir?

Pour Platon, il a le plaisir réel (= la connaissance) et des plaisirs fantômes, ombres.

Mais le plaisir et la douleur se ressentent de façon relative :

  • Pour certain, le plaisir est seulement, quand la douleur cesse (pour les malades par exemple)

  • Pour d'autre, la douleur s'est d'arrêter de ressentir du plaisir.

La personne qui passe de la douleur au repos, croit connaître le plaisir ; tandis que la personne qui passe du plaisir au repos, croit souffrir.

Ce sont des illusions de la conscience. Le repos ne peut être les deux à la fois.

En passant d'un état inférieur à un état supérieur, on pense avoir atteint le plafond, le sommet du plaisir, mais il y a encore plus haut : comme des gens qui ne connaisseraient pas le blanc et opposerait le gris au noir.

Pour arriver au maximum de plaisir (la plénitude, la satisfaction), il faut rechercher des choses plus consistantes, et les plus consistantes sont les nourritures intellectuelles. Car le matériel n'est pas le réel ; pour Platon, les idées sont plus réelles que les objets. Le philosophe est celui qui est le plus dans la réalité, contrairement à ce que pense l'opinion commune : le monde réel n'est pas comme on le croit le monde matériel.

[voir allégorie de la caverne, Rèpublique, VII]

Platon ne nie pas l'existence du monde matériel. Il affirme que pour le comprendre il faut faire l'hypothèse des idées. Car le monde matériel est soumis au changement, il faut donc essayer de trouver des repères pour appréhender le sensible. Platon suppose que les idées ne sont pas seulement dans la tête des hommes mais qu'elles sont réellement les modèles sur lesquels a été favriqué le monde par un démiurge.

La vie qui se focalise sur les plaisirs matériels, se focalise sur les faux plaisirs, c'est une vie de frustration (cf : supplice de Tentale)


Justification de la tripartition de l'âme.

Pour savoir qu'il y a 3 fonctions dans l'âme, il faut montrer que épithumia # noûs, thumos # épithumia et noûs # thumos.
 

1° Ils y a des gens qui ont soif (désir) et qui ne veulent pas boire (raison). Cela montre donc que raison et passion sont distincts. Mais on peut aussi ne pas vouloir boire à cause d'un plus grand plaisir et non parce que la raison l'impose.
2° Certains désirs nous mettent en colère contre nous-même, donc la colère (thumos) # du désir (épithumia)
3° Or il faut faire une disctinction entre thumos et noûs car l'un est subordonné à l'autre selon les situations.

=> Nous voyons que la théorie de la vertu chez Platon est solidaire d'une anthropologie.

La tripartition de l'âme doit donner lieu à une application politique. Les individus qui représentent l'excellence de ce commandement doivent également commander la cité. Alors pourquoi les philosophes doivent-ils gouverner la cité?

Car celui qui comprend le plus, est le plus apte à diriger, celui qui est capable de voir les buts de la législation doit la fabriquer. Il s'agit de la théorie des compétences intellectuelles et morales. Il faut donner le pouvoir à celui qui domine ses appétits, celui qui est au-dessus des flatteries et des interêts de l'ambitieux et de l'intéréssé. Car on peut lui faire confiance, il agira pour le bien de la collectivité et non dans son intérêt personnel.

Le pouvoir est une charge, un service et non pas l'occasion d'être flatté.
 

Un homme est juste de la même manière qu'un état est juste . La justice est un ordre, il y a justice dans un tout. Pour Platon, le corps doit être discipliné, il doit prendre l'habitude de recevoir sa loi d'autre chose que lui-même. La vertu est une forme d'équilibre dans la mesure où la partie rationnelle a besoin d'être affermie et la partie colérique adoucie pour éviter les emportements de la colère et que la raison soit faible. La partie du désir tente spontanément de s'imposer mais elle doit être subordonnée. Elle est insatiable de richesses.

Le thumos est comme un lion, le désir comme une hydre.

Platon expose ici une idée fondatrice.

Publié dans Philosophie

Commenter cet article