Le syllabisme et -e

Publié le par Alix

Remarques introductives:

->une syllabe= un son prononcé.
une voyelle n'équivaut pas toujours à une syllabe: ex: eau est monosyllabique.
->la voyelle reste le noyau de la syllabe et peut-être masculine ou féminine.
masculine= impossible de la supprimer ex: cheval
voyelle féminine= son caduc ex: jetée

Seul le -e peut-être caduc ou masculin, c'est un phonème instable
ex: je vais (masculin) vais-je? (féminin)

Un mot qui se finit par une voyelle masculine est accentué sur la dernière voyelle: cheval.
Lorsque il se conclut sur une voyelle féminine, c'est l'avant-dernière syllabe qui est accentuée: jetée.

En ancien français, la prononciation se conservait: on dit bien "au clair de la lune"

La comptabilisation du -e: 

Elle varie suivant son entourage et sa situation phonétique.

a) la fin du vers: jamais compté: on parle de l'apocope.

b) à l'intérieur du vers: si le -e est suivi d'une voyelle, il est élidé.

c)fin d'un mot et suivi d'une consonne: le -e se prononcera.

"Le remède sans doute est merveilleux. J'enrage" Molière
          prononcé    élidé                      apocope

Analyser le phénomène du -e dans un poème: plan potentiel

Pas linéaire: on part du cas le plus simple au plus complexe:

1- le -e masculin

2-le -e féminin -apocope -élision -compte

3-discussion syntaxico-syllabiques: peut-on changer l'ordre des mots pour obtenir ou supprimer un -e? contraintes ou choix du poète?

Valeur historique du -e caduc:

a)"Mais c'est folie que je dis" Au MA, la prononciation du -e se fait constamment. Ici, accentuer le e permet d'obtenir un octosyllabe. La prononciation actuelle est adoptée dès le début du XVI: elle disparait dans le langage quotidien.

b)la règle de Malherbe: Théoricien français, il réfute cette prononciation. Deux schémas seront alors interdits:
-voyelle+e+consonnes
-voyelle+e+marques du pluriel. 
Ces schémas poussent à la prononciation médiévale. "IL faudrait s'appuyer sur le -e muet, bien plus que ne le permettrait la langue française" Malherbe.

= *Une fée malicieuse est impossible. 
Pour contourner la règle, les noms féminins sont rejetés en fin de vers.
Autre ruse par exemple: "encor" au lieu de "encore".

->jeu sur la syntaxe/ sur la césure (l'élision contourne la règle).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article