Lundi 19 mars 2007

 

I-L'importance de la rhétorique dans le monde grec:

Le peuple grec est le seul à avoir réfléchi sur le logos, le langage. La rhétorique est une réflexion sur le pouvoir du langage, une analyse continue, un moyen de persuader, de résoudre des conflits. Elle a un rôle diplomatique, née dans un contexte de crise politique.

Au vrai, on préfère le vraisemblable: la persuasion est plus psychologique, elle cherche davantage la conviction que la vérité. Cela prouve une évolution puisqu'on veut convaincre par le discours, et non par la violence.

II- Le dialogue:

Le Gorgias (390-385 av JC) est écrit par Platon (427-348 av JC). L'auteur est un athénien. Il écrira après la guerre du Péloponèse, accusant Athènes ne pas vouloir cesser de s'étendre. La cité est tourmentée, la Grèce déchirée.

3 dialogues et un monologue sont présents dans une gradation: le ton monte peu à peu:

Gorgias/Socrate

Polos/Socrate

Calliclès/Socrate

Socrate (470-399 av JC)

Le plan est simple et précis, avec un texte polémique, philosophique, politique et moral, cherchant à répondre à deux grandes questions qui sont les suivantes:

QUEL GENRE DE VIE FAUT-IL MENER?

QU'EST-CE QU'UNE BONNE POLITIQUE?

Les 3 dimensions principales de l'oeuvre sont:

la dimension polémique (il faut lutter contre la rhétorique auxiliaire de l'injustice)

la dimension démonstrative (prouver l'efficacité d'une vie mesurée distinguant l'agréable du bien)

la dimension tragique (évocation de la mort, du procès de Socrate)

Par Alix - Publié dans : Philosophie
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Vendredi 16 mars 2007

La politique

 

I – Le concept de politique

L’homme peut se réaliser dans une cité, il est porté à vivre dans une cité, en communauté politique.

 

Une cité est une communauté d’égaux devant les lois, de citoyens.

Il faut que le pouvoir n’appartienne à personne > les gouvernants ne sont pas propriétaires du pouvoir. Il faut mettre le pouvoir au centre, tt le monde doit être à égal distance de celui-ci.

Pouvoir domestique et pouvoir familial ne sont pas remis en cause.

«  Il existe un certain pouvoir en vertu duquel on commande a des gens du même genre que soi, c’est à dire libre. Celui-là nous l’appelons le pouvoir politique ». Aristote, Les politiques.

Pour arriver à tenir l’idée de gouvernants-gouvernés tous égaux devant la loi, cela demande une morale, une éthique politique, un certain respect > éducation civique.

 

II – L’Etat

1) Distinctions.

A/ La Nation

nation # race, ethnie, clan, tribu

les frontières naturelles ne font pas une nation

la langue est une détermination culturelle mais pas de nationalité

Appartenir à une nation doit être une démarche active.

la communauté des intérêts ne suffit pas

la religion n’est qu’une affaire de conscience

C’est faire vivre une mémoire commune, partagée + le désir de continuer ensemble.

« avoir fait de grandes choses ensembles, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple ».

B/ Le peuple

au départ partie la moins valorisée d’une nation : pauvre et nombreuses (Tiers-état) => la populace.

Foule, masse => absence d’unité véritable.

Sens éthico-politique : qualité d’une volonté => vertu : la concorde => sur la constitution > l’unanimité

Faire en sorte que les différentes parties de la communauté ne deviennent pas des factions hostiles => empêcher la guerre civile.

C/ L’Etat

Forme que ce donne un peuple pour être reconnu ; former un état c’est se poser comme un acteur de l’histoire mondiale.

l’Etat sous-entend des lois propres, des institutions, une armée, une police => pour assurer la sécurité et la liberté d’un peuple.

Les sources du pouvoir :

ð l’autorité - tradition : pouvoir patriarcat, coutumes

ð le pouvoir charismatique : personnalité exceptionnelle qui prête à l’unité dans les périodes de crises.

 

Tradition (collectif, groupe, poids du passé) # charisme (individualité, nouveauté)

ð l’autorité étatique > administrative – rationnelle

 

III – La théorie du pacte ou du contrat

Hobbes propose une anthropologie politique :

Dès qu’il y a des individus égaux => déclenchement d’un rapport de force permanent > rivalité. Les hommes sont rivaux pour une question de profit.

chacun est potentiellement un agresseur : climat d’insécurité

 

un fois qu’on a gagné on devient méfiant en vue de sa sécurité pour assurer sa sécurité, il faut sans arrêt se faire craindre > de + en + violent > + grd envie de vengeance de l’autre.

ð état de guerre ( # état de nature = ni industries, ni sciences, ni arts, ni techniques car crainte permanente)

Il faut un pouvoir commun qui doit garantir liberté et sécurité, créer un état de paix.

l’Etat c’est un pouvoir légitime de contraindre.

Si les hommes étaient raisonnables, la morale suffirait et d’eux-mêmes les désirs s’accorderaient.

Les discours moraux ne suffisent pas, mais la pure contrainte ne peut pas créer une paix véritable.

chacun doit dire et faire la même chose > créé une égalité stable civile.

Chacun doit renoncer à son droit naturel «  de se gouverner soi-même », renoncer à se faire justice soi-même au profit d’un souverain (roi ou assemblée).

L’Etat se présente comme l’autorité souveraine, suprême reconnu par les individus (Léviathan).

IV – Etat et individu

Droits et devoirs de l’Etat.

Les buts de l’Etat : « la tranquillité, la sûreté, le bien du peuple ».

Cette puissance a des devoirs, et le droit de faire tout ce qui peut l’aider à remplir ces devoirs. La tache de l’Etat est d’assurer le bien public, mais il n’a pas à s’immiscer dans le privée des gens.

ð distinction entre une état de nature et un état social.

Par nature, les hommes sont tous égaux [naturel => universel].

Il faut que les lois soient connues de tous pour éviter l’arbitraire qui se nourrit du secret.

Fonction judiciaire de l’Etat : légiférer et unir > besoin de juges désintéressés et équitables.

ð la justice rétablie un équilibre, la paix.

 

V – Etat et religion

La question de la tolérance

caractères communs : 2 sphères qui donnent des règles aux hommes, 2 formes d’autorité, veulent unifier les individus, interviennent dans un champ social et promettent toutes les 2 un bien, elles punissent et jugent.

Différences : source d’autorité différente (divin).

Un Dieu qui sauverait des gens en fonction de leur lieu de naissance est une mauvaise vision de Dieu, une insulte presque. S’il existe c’est une être parfaitement juste et bon donc égalité des hommes devant la justice. Dieu omniscient.

Par Amandine - Publié dans : Philosophie
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Jeudi 15 mars 2007

La connaissance historique

L’histoire des historiens

I – Thucydide : « l’histoire originale » [Hegel]

L’historien est contemporain de l’événement étudié => l’historien de son temps.Historiographie > comment écrire l’histoire de manière à parler juste 

Il écarte l’écriture poétique car soucieuse de beauté et pas de vérité.Saisir l’essentiel de ce qui a été dit

Subjectivité des témoins car selon les intérêts + mémoires variables

On converse le passé par l’écriture. L’historien travaille sur la mémoire, il ne la prend pas tel quel car elle a ses lacunes.Mise en balance des arguments des 2 camps => antilogie, faire preuve d’objectivité.

ð Produit d’une construction, d’une élaboration théorique.

II – L’historien est un théoricien

« L’histoire réfléchissante » [Hegel]

Epistémologie > réflexion sur la nature de la connaissance scientifique > à quelle condition l’histoire peut-elle être une science ?

« Nous expliquons la nature et nous comprenons les hommes » Dilthey 19èmes.Expliquer c’est saisir des causes efficientes qui produisent un phénomène. L’explication peut aller jusqu’à la formation de lois. Comprendre c’est saisir le sens, les intentions, les buts > les mobiles et les motifs d’une action.

Il faut sympathiser avec les hommes que l’on étudie pour les comprendre => un mobile affectif.Ms attention : pb d’objectivité, manque de recul critique, anachronisme…

ð On croit comprendre les gens de l’époque mais on projète notre propre époque.

ð D’où besoin d’une sympathie contrôlée par une réflexion théorique.

L ‘historien doit essayer de former des séries d’évènements => dégager des lignes directrices. L’historien est obligé de classifier pour unifier.

L’histoire est vraie dans la mesure où l’historien possède des raisons valables d’accorder sa confiance à ce qu’il a compris de ce que les documents lui révèlent de passé.

ð conscience : pôle subjectif + raison : pôle objectif

 

Par Amandine - Publié dans : Philosophie
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Vendredi 9 mars 2007

La Religion

I - Caractérisation de la notion

La religion apparaît avec la prise de conscience de l'existence d'un lien entre le monde humain et un autre monde, un au-delà. L'homme religieux découvre qu'il est lié à des puissances supérieures.

"la religion commence par la conscience qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme" Hegel
 

Si ce lien existe, il est créateur de certains devoirs. On retrouve la thématique de la dette.

Le recueillement appartient au domaine de la vie intérieure. La subjectivité religieuse est animée par la foi, elle rend à son dieu un hommage où se mèlent l'adoration, la soumission et l'amour. La religion implique l'existence d'une autorité, avec ses serviteurs, sa hiérarchie.

Elle contribue à faire régner un ordre social.

II - Religion et société

Selon Durkheim, la religion exprime de manière déguisée la force de la collectivité. Toute communauté a absolument besoin de se persuader du bien-fondé de son existence. Les rites religieux et les rites qui les accompagnent seraient donc la manifestation de la façon dont une société se sacralise inconsciemment. La religion permet aux hommes de se rassurer, de se convaincre que l'existence de leur communauté n'est pas contingente, qu'elle a sa place dans l'ordre de l'univers.

La religion apparaît comme le phénomène social par excellence. Elle serait un ciment sans lequel aucune société n'a pu, jusqu'à présent du moins, exister. La religion est un phénomène culturel puisqu'il faut se représenter des puissances, mais elle a une fonction vitale.

Fabuler signifie créer des représentations qui remplissent une double fonction; redonner confiance dans la vie en niant que la mort soit un anéantissement total, et effrayer par la crainte de représailles ceux dont les désirs menacent l'unité et donc la survie du groupe. Il apparaît ainsi clairement que la religion a pour vocation de structurer la société et de la faire durer. [ à voir: le couple perturbation / fabulation]

Notre être serait complexe au point que nous ayons besoin de nous leurrer pour continuer à vouloir vivre.

III - Critique de la religion

Freud considère qie l'origine des croyances est une projection de la situation de tout enfant envers son père. La religion serait une expression déguisée de l'amour, de la crainte, et du besoin de protection que l'enfant éprouve envers ses parents > état infantile. Elle exprime un refus d'admettre l'irréductibilité de la mort, l'inéluctabilité de a souffrance, la dureté de la réalité.

Pour Marx, elle est un épiphénomène engendré par une situation injuste qui pousse les hommes à espérer qu'ils seront consolés dans l'au-delà de leur misère présente.

La tradition classique, celle du 17ème et du 18ème siècle a mis l'accent sur le rapport entre croyance religieuse et l'ignorance des lois rationnelles qui gouvernent la nature. Cet ensemble conduit à imaginer qu'il existe des puissances capables de nous châtier ou de nous être bénéfiques. Dès lors nous leur rendons un culte afin de nous attirer leurs faveurs.

La réponse de ces philosophes consiste toujours à défendre la connaissance rationnelle, scientifique des causes et des lois, contre les représentations issues de nos passions et amplifiées par notre imagination. La physique et la médecine sont donc les deux sciences maîtraisses dans la lutte contre les illusions religieuses.

IV - Le sentiment religieux aujourd'hui

1. La transformation de la croyance:

Jadis, la religion était la doctrine qui donnait et même imosait la vérité. Aujourd'hui, la vérité importe moins que "la nécessité du sens pour une conscience". Chacun cherche, essaye des formes de spiritualité sans se sentir obligé de respecter des dogmes. La morale n'est plus fondée sur le sacrifice et le devoir envers une autorité transcendante. Elle est devenue une quête personnelle. C'est l'âge des "religions à la carte" et par conséquent, le salut dans l'au-delà compte moins que l'obtention d'un bonheur ou d'un équilibre ici-bas.

2. L'athéisme:

L'athéisme est la négation de l'existence de Dieu opérée par le moi humain. L'autonomie de l'homme implique le refus de dépendre d'un être transcendant. En sommes, plus le moi gagne en puissance, plus l'idée d'un être supérieur décline. Il reste que ce moi semble dans certains cas passablement désorienté ce qui le conduit à puiser dans le stock des idées religieuses pour retrouver du sens. Mais cette "religion à la carte" est-elle encore une religion ?

Par Amandine - Publié dans : Philosophie
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Samedi 3 février 2007

 

L'INCONSCIENT

I-sens et enjeux:

[Avant Freud, l'inconscient désigne la réalité psychique profonde dont peuvent dépendre la conscience et l'ensemble des phénomènes psychiques qui la dépassent]

-ce qui échappe à la conscience, ce qui n'est pas sous contrôle: pulsions, désirs, forme de puissance (donc inconnu)

-Pour Freud,  l'inconscient est l'instance psychique constituée des éléments refoulés par la conscience.

L'inconscient est un état normal (sommeil) ou passager (anesthésie) qui diminue notre degré de conscience. C'est aussi l'idée d'une réalité permanente.

II-le statut du moi:

En partie inconscient, le Moi ne se confond plus avec la conscience.

-1ere vexation sur notre amour-propre car l'Homme ne peut plus se percevoir comme le centre;

-humiliation psychologique (l'inconscient nous échappe) et biologique (on remet l'Homme au stade d'animal)

La psychologie rabaisse le moi car elle lui fait découvrir son impuissance, la faiblesse de sa volonté et la fragilité des informations que lui donne sa conscience;

III-le cas des névroses:

-l'hystérie, origine psychique (unité de l'esprit et du corps) => le moi subit l'influence d'hôtes étrangers, mise en conflit avec la réalité =mise en place de guérison par le langage

-aliénation

-les pulsions (et pas la volonté), conflit entre l'énergie psychique (libido) et la pression sociale

-refoulement ne peut pas être inconscient car le sujet a conscience de son aliénation

Névrosé: personne qui n'arrive pas à gérer l'équilibre des principes de plaisir "énergie libre" et de réalité "énergie liée".

IV-la topique "représentation de l'esprit"

-critique des illusions narcissiques= surestime que lui donne une conscience de lui-même (inconscient>filtre>refoulement>le Moi =la conscience de soi);

-L'esprit formé par le moi, le surmoi (les interdits intériorisés),le ça (les pulsions) et la réalité.

L'identité personnelle n'est pas une substance (= réalité permanente stable). Le soi est une création permanente.

V-admettre l'inconscient, est-ce supprimer la liberté?

-on croirait commencer des actions par une décision libre et on ne ferait que poursuivre sans le savoir un processus qui échappe à la conscience.

-la naissance ou le passé définissent pour chaque vie des catégories ou dimensions fondamentales qui n'imposent aucun acte en particulier mais qui se lisent et se retrouvent en tous.

-la psychanalyse ne rend pas impossible la liberté, elle nous apprend à concevoir concrètement comme une reprise créatrice de nous-même.

 

Par Amandine - Publié dans : Philosophie
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